mardi, 16 octobre 2018 04:38

Jeunisme discriminatoire

Written by A. d'Harccourt
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Réunion au sommet des plus de 50 ans cette semaine pour discuter d’un point qui nous chiffonne tous . Dans ce monde ou les couleurs sont maintenant discriminante et ou l’on déboulonne les statues par vice d’histoire, nous nous demandions, entre nous, si il n’y avait pas un autre aspect de la différenciation, mot à la mode si il en est, qui échappait quelque peu à la populaire vindicte de nos concitoyens ?

Alors voilà, dans ce sommet des cinquantenaire, similaire à un sous g8, nous discutâmes de ce qui nous préoccupaient ! Y a t’il une vie socioéconomique après 50 balais, et plus précisément, si à l’aube de la séniorie l’on se retrouve titulaire d’un carnet bleu à pointer ! Vous voyez ce que je veux dire ?

Réponse collégiale de l’assemblée composée de femmes et d’hommes de la cinquantaine parfois un peu tassée : non !

Il y a comme un mépris affiché pour ceux qui passé le demi-siècle n’ont pas aboutis à une carrière de c.e.o, de c.i.o de c.c.o de c.o.n, bref qui n’ont pas suivi l’ordre alpha bête hic des promotions socio-économiques. . Et examinant le profil avéré des jeunes dynamiques qui hantent les couloirs des co workings, l’on voit non seulement le mépris pour l’expérience et la patience, le rejet des vieilles statures et leur volonté de déboulonnage afin de mettre en place l’impatiente nouveauté de l’inexpérimentée jeunisme.

Rejetant au fin fond du passé décomposé la responsabilité de l’ancienne garde dont les souvenirs doivent être effacés.

Place au dictat du jeunisme, le seul qui prime, sous la houlette des pseudos gogos plus intelligents que la moyenne et qui vont enfin fonder un monde de petits oiseaux, de grands parcs arborés, de vélos cargos et autres joyeusetés éclectiques.  Mais peut être nous égarons nous la, car le sujet n’est pas de se diriger vers un monde meilleur, mais de savoir si il y a une place pour les plus de 50 ans dans le monde du travail ?

Et donc non et non ! l’expérience, la connaissance la patience, tout cela n’a plus lieu d’être. Maintenant c’est le règne du tout tout de suite, les entreprises champignons tiennent 5 ans, 10 ans tout au plus, le seul objectif est la rentabilité pour ensuite pouvoir revendre et profiter, quitte à exploiter ces contemporains.  Les technocrates analysent des chiffres créent des besoins et deviennent un jour vendeurs de sushis, le lendemain vendeurs de vélos changeant de métier comme l’on change de chemises les jours de canicules.

La place du cinquantenaire  la dedans ?  Aux oubliettes !  Mais a force de temps qui parfois les dépassent ils ne devront pas oublier les jeunes dynamiques, qu’ils ne sont pas éternels et qu’un jour aussi ils devront céder la patinette pour le déambulatoire.

Read 54 times Last modified on lundi, 01 mars 2021 07:24
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